
L’EPS de Blonay-Saint-Légier a lancé «Branché/Débranché» en août dernier. Ce projet vise à améliorer l’utilisation des technologies connectées, de développer leur potentiel éducatif, de favoriser les comportements responsables et de limiter les problématiques présentes dans le quotidien des jeunes. | DR
Arnaque par «deepfake», vidéos générées avec l’intelligence artificielle, abandon du «fact-checking» sur Facebook et Instagram, harcèlement en ligne, pédocriminalité… Vivre dans un monde connecté offre certains avantages, mais expose aussi à de nombreux risques, tant pour la santé mentale que physique, en particulier chez les enfants et les adolescents.
Forte de ce constat, Valentine Python (Les Verts) a déposé, au Conseil communal de La Tour-de-Peilz, un postulat en faveur d’une stratégie communale pour un usage responsable des nouveaux outils numériques. Adopté à la majorité, il invite la Municipalité à développer un projet visant à informer et sensibiliser la population – en particulier les parents et les jeunes – aux risques et aux solutions existants, ainsi qu’à mettre sur pied un soutien aux écoles dans la mise en œuvre de l’éducation numérique, inscrite au Plan d’étude romand (PER) depuis 2021.
Un tel dispositif existe déjà à l’établissement primaire et secondaire de Blonay-Saint-Légier. En partenariat avec la Commune et l’Association des parents d’élèves, l’initiative «Branché/Débranché» a été lancée lors de la rentrée scolaire d’août dernier. «À l’école, les problématiques concernaient une mauvaise utilisation des réseaux sociaux et des cas de cyberharcèlement, partage Sébastien Bornand, directeur de l’EPS. Ce projet, soutenu financièrement par le département de l’enseignement et la Commune, est un moyen de répondre à ces enjeux et d’agir concrètement.»
Depuis son lancement, plusieurs ateliers de sensibilisation ont été animés dans les classes, accompagnés de conférences pour les parents, d’une journée pédagogique pour les enseignants, ainsi que d’actions citoyennes, comme l’aménagement de quatre bancs publics en bois, invitant à la déconnexion.
«La principale inquiétude des parents porte sur le temps que leurs enfants passent sur les écrans, relève Sébastien Bornand. Ce projet permet de réfléchir et de discuter de nos modes d’utilisation avec des experts et sans diaboliser le numérique.»
