
Deux heures de séance. En valeur absolue, c’est court. Mais pour traiter deux préavis seulement – et une poignée d’interpellations –, cela reste dans la moyenne horaire des sessions aiglonnes. Tout comme la répartition du crachoir, majoritairement orienté à droite de la salle. Ce versant a, jeudi dernier, saisi le micro d’entrée de jeu avec un premier préavis relatif à deux parcelles sises en zone industrielle, au lieu-dit «Les Iles». Des parcelles qui sont des fractions de celle dite de l’«ex-BCV+». La première, sur laquelle une entreprise active dans la fourniture de bois bénéficie d’un droit d’emption activable jusqu’en juillet 2025, a été mise entre parenthèses pour le moment, son cas n’étant pas considéré comme urgent.
Le Conseil communal s’est donc concentré sur la seconde, d’une surface de 8’900 m2. «L’entreprise Volprod SA propriétaire de la parcelle no 3971 qui emploie aujourd’hui 35 personnes est au bénéfice d’un droit de préemption sur la parcelle no 3972 jusqu’au 27 mars 2025, rappelle le rapport de la commission ayant traité le préavis. Cette entreprise a contacté la Municipalité afin de pouvoir exercer son droit de préemption et acquérir la parcelle 3972 en vue d’une construction future qui créerait environ 30 emplois supplémentaires.»
L’organe délibérant a suivi son Exécutif par 41 oui, 9 non et 5 abstentions, autorisant la Municipalité à vendre la parcelle pour «1,6 million de francs minimum» à cette société active dans le domaine de la charpenterie. De quoi réjouir le syndic Grégory Devaud, qui soulignait «une petite forme d’urgence». «Dans quelques jours seront publiés les appels d’offres pour le gymnase. Il n’est pas impossible que cette promesse de vente puisse jouer en faveur de cette société aiglonne.»
Coordonner les travaux
Le second préavis du soir traitait de l’assainissement des conduites d’eau potable aux chemins de la Planchette, Lieugex, Molage et Pré Yonnet. Devisé à 617’000 francs, il a été accepté dans les mêmes proportions que le premier. De quoi réjouir là encore la Municipalité, qui souhaitait coordonner ces travaux avec ceux du chauffage à distance dans le même secteur.
Le dossier a suscité des réserves de la part de la droite de l’échiquier politique aiglon. «Encore une fois, c’est bâclé, et c’est très décevant», a ainsi asséné Marcel-Jacques Bacca (Entente Aiglonne). L’UDC Patrice Badan est allé dans le même sens, pointant le dossier communal de la mise en séparatif eau potable – eaux usées. «Il est ridicule d’ouvrir et de ne pas faire tout en même temps. Les eaux usées, il faut les faire maintenant.» «À l’heure actuelle, on ne peut pas dire si c’est là qu’on devra ouvrir, a répondu Maude Allora, municipale chargée du dossier. Il est facile d’atteindre les conduites d’eau potable dans le cadre des travaux du chauffage à distance, mais pas forcément d’y procéder à la mise
en séparatif.»
