« Un Conseil communal n’est pas une cour de justice »

Aigle
Le Grand Conseil vaudois s’est prononcé la semaine dernière en défaveur de nouveaux aménagements cyclables à Ormont-Dessous. Un rapport coût-utilité jugé disproportionné.

«Rappel à l’ordre». C’est ainsi que Jean-François Croset a intitulé son message à l’égard de ses collègues conseillers communaux, jeudi, lors du dernier Conseil communal. Le président de l’organe délibérant, élu de l’Entente aiglonne (EA), a tenu depuis son perchoir à rappeler fermement les règles du jeu aux représentants du peuple aiglon, tous partis confondus.

Jean-François Croset l’avait annoncé dans ces mêmes colonnes la semaine dernière: il souhaitait réagir à la suite de divers incidents ayant concerné le cénacle politique aiglon. On pense principalement aux attaques portées publiquement par Marcel-Jacques Bacca – également membre de l’EA – à l’encontre du municipal Jean-Luc Duroux en sa qualité de membre du Conseil d’administration de Satom.

«Je ne suis ni juge, ni juré. Un Conseil communal n’est pas une cour de justice. Mais dans un Conseil communal, on débat des affaires de la Commune. On n’est pas ici pour régler des comptes personnels», a-t-il déclaré, avant de rappeler que chaque élu avait prêté serment devant ses pairs. «En particulier d’exercer notre tâche avec conscience et diligence et d’avoir la vérité en face des yeux.» Silence de cathédrale dans la salle de l’Aiglon…

Attaques personnelles « inacceptables »

Pour le premier citoyen du chef-lieu, la bienséance fait partie des devoirs élémentaires du conseiller communal. Et d’affirmer que l’on peut combattre une idée ou un projet sans a priori ni suspicion. «Les attaques personnelles ne sont pas acceptables et pourraient déboucher sur des plaintes», a-t-il encore relevé. À ce titre, ni Jean-Luc Duroux, ni la Municipalité ou Satom n’ont encore décidé quelle suite donner aux propos de Marcel-Jacques Bacca.

Jean-François Croset a aussi révélé que des problèmes étaient survenus à au moins deux reprises en séance de commission. Et surtout affirmé que «nos concitoyennes et concitoyens attendent de nous que nous soyons exemplaires».

Aucun conseiller n’a ensuite pris la parole sur ce sujet, ni sur le fond ni sur la forme. Encore moins sur les propos très durs tenus lors de la dernière séance et reproduits très fidèlement par la secrétaire dans le procès-verbal. Le plénum a néanmoins applaudi le président pour son intervention.