Un festival pour s’initier aux plaisirs hivernaux

Que la neige soit au rendez-vous ou non, des balades accompagnées de différentes durées ponctueront le Fest’Hiver.  | DR

Ormont-Dessous
Construire un igloo, expérimenter la recherche de victime d’avalanche ou, pour les plus téméraires, dormir dans un bivouac sous les étoiles. Le Col des Mosses devient le théâtre du premier «Fest’Hiver» les 7 et 8 février.

Ce qui devait être au départ une simple sortie en raquettes durant un week-end s’est finalement mué en un festival au cœur de la station vaudoise. Durant deux jours, la manifestation souhaite réunir la montagne, ses habitants, et un public sensible aux enjeux environnementaux.

Qu’il y ait de la neige ou non, les conditions météorologiques n’auront pas raison des différentes activités proposées par «Fest’Hiver». «Quel que soit l’état du manteau neigeux, nous adapterons nos balades, relève Laurent Kern, membre du comité d’organisation. En raquettes ou à pied, nous sommes tout-terrain.»

Si le ski reste l’activité phare de la saison, la section vaudoise de l’Association des accompagnateurs en montagne (ASAM) regorge de propositions orientées pour les familles, de la balade aux flambeaux au jeu de piste. Des activités «douces», propres au «ralentissement».

Aux Mosses, l’année est déjà jalonnée de différentes manifestations culturelles ou sportives en altitude, à l’instar de la Fête de la nature au printemps ou du Festival Salamandre en automne. La saison hivernale se distinguait, elle, par son calme relatif. Pour Laurent Kern, «il y avait donc une place à prendre».

Un bol d’air en hiver

Objectif du «Fest’Hiver»: aller à la rencontre de la montagne, tout en étant «accompagné». «Notre rôle, c’est d’être un médiateur entre un environnement naturel et un public désireux d’en savoir plus à son sujet», poursuit cet accompagnateur.

Ayant approché les autorités, le comité d’organisation s’est senti «accueilli à bras ouverts», ayant la sensation de répondre à une demande. Avec un budget s’élevant à 65’000 francs, le festival est soutenu par la Commune d’Ormont-Dessous et le Canton de Vaud, ce qui permet la quasi-gratuité des activités du festival.

«Fest’Hiver est le reflet d’un changement sociétal et environnemental, analyse celui qui est aussi coprésident de la section vaudoise de l’ASAM. Une population plus urbaine qui ressent le besoin de se reconnecter à la nature qui subit les conséquences du changement climatique. Cette manifestation conjugue ces différents enjeux dans une optique respectueuse du vivant.» Si le public est au rendez-vous, le comité a déjà des projets pour une deuxième édition l’an prochain.