Un outil pour favoriser la coopération franco-suisse

À titre d’exemple, le projet de la ligne du Tonkin entre dans les critères de soutien d’Interreg.  | C. Dervey – Archives 24 heures

Aigle
Sous les auspices de Chablais Région, 50 personnes se sont retrouvées mercredi dernier dans la capitale du cyclisme pour découvrir et réseauter autour d’Interreg. Mais de quoi s’agit-il?

Sous ce label se cache un programme franco-suisse placé sous l’égide de l’Union européenne, la Confédération et sept Cantons suisses. Interreg est un programme européen de développement régional destiné à soutenir des projets de coopération entre différents pays, dont la Suisse et la France.

Qui a un projet avec des partenaires de chaque côté de la frontière peut donc déposer une demande de soutien qui peut se traduire par un apport financier conséquent au niveau de l’élaboration d’une idée novatrice. Dans de nombreux domaines, mais particulièrement dans les secteurs de la durabilité et de la mobilité.

Ce programme n’est pas nouveau, la phase actuelle étant la sixième et court jusqu’en 2027. La suivante portera jusqu’en 2031. Les conditions pour bénéficier de ce soutien sont complexes. Les responsables d’Interreg sont venus expliquer aux acteurs de la région – surtout des collectivités publiques, des associations, des groupements – les modalités de son fonctionnement.

L’exemple de la ligne du Tonkin

Le Chablais est évidemment concerné pour étoffer les collaborations avec la France voisine (Pays d’Evian et vallée d’Abondance). Le bassin chablaisien, de part et d’autre du Rhône, regroupe à lui seul 28 communes pour 120’000 habitants. Directeur de Chablais Région, Norbert Zufferey a cité l’exemple le plus actuel d’une collaboration franco-suisse indispensable: la remise en service du tronçon ferroviaire Saint-Gingolph-Evian sur la ligne du Tonkin.

Les partenaires – tant suisses que français – partagent le besoin de réaliser cette jonction qui offrira une nouvelle liaison par le rail entre Genève et le Valais. Ce dernier Canton a voté un crédit conséquent d’un million de francs pour permettre l’avancée des travaux d’étude de cette réouverture dont le coût est estimé à 300 millions de francs. Pour sa phase d’élaboration, ce projet entre typiquement dans les critères de soutien d’Interreg.

La région Dents-du-Midi a aussi bénéficié d’Interreg dans le cadre de la collaboration franco-suisse pour développer les infrastructures touristiques des Portes du Soleil qui sont un vrai pôle d’attraction transfrontalier avec des partenaires tant suisses que français.

Plus d’infos: interreg-francesuisse.eu