Un parc ludique à la Berneuse fait débat

Le Parc du Soleil prendra place au sommet de la télécabine, à côté du restaurant Kuklos.  | C. Dervey

Leysin
Le Parc du Soleil n’est pas jugé suffisamment « 4 saisons » par une partie des élus du Conseil communal. Après un vote à bulletins secrets, il a tout de même passé la rampe.

On s’attendait à des débats tranquilles, il n’en a rien été. En cause, le seul préavis au menu du Conseil communal de Leysin jeudi soir, au sujet du projet de parc de loisirs prévu à la Berneuse.

Commençons par la fin: cet espace décliné en quatre chapitres et mêlant notamment des activités ludiques d’été, un tapis roulant à l’année et un espace hivernal pour skieurs débutants, a passé la rampe par 22 oui, 11 non et 2 abstentions. Le Parc du Soleil sera donc réalisé dès ce printemps pour une mise en service l’automne prochain à côté du restaurant Kuklos. Il coûtera 1,25 million, dont près des deux tiers couverts par des aides cantonales. 

La part communale de 442’000 francs sera remise à fonds perdu à Télé Leysin-Les Mosses-La Lécherette. C’est cette dernière qui a sollicité l’expertise de ProNatour (société spécialisée dans la conception de parcs du même genre) et qui réalisera le projet.

« 4 saisons » alibi ?

Le vote en demi-teinte, qui plus est demandé et obtenu à bulletins secrets – ce qui a irrité certains élus, témoigne principalement du scepticisme du groupe politique Le Forum sur la dimension multi-saisonnière du projet.

Dans un rapport de minorité, la cheffe de groupe du même Forum, Nicole Gremaud, a en effet dit regretter une part trop importante des coûts relatifs au parc des neiges, purement hivernal, et à un tapis roulant «énergivore» sur l’année couvrant un trajet «aisément faisable à pied en été». Et d’ajouter: «Ce projet rate sa cible.»

Le syndic Jean-Marc Udriot s’est offusqué du raisonnement et a tenu à rappeler que le «4 saisons» repose sur les principes du développement durable, «et ceux-ci incluent la dimension économique». En d’autres termes: l’hiver assure encore l’essentiel de la manne économique de la station. 

L’édile a également insisté sur la part de financement cantonal. «Si elle ne vient pas chez nous, elle ira ailleurs. Ne laissons pas passer le train. Soyez pragmatiques!», a-t-il lancé à quelques secondes du vote. Un appel qui a été majoritairement entendu.