
Des prospectus en français, anglais, espagnol et allemand seront diffusés massivement, y compris dans des trains. Des vidéos et une très large information balayant tout le spectre du dispositif sont développées en neuf langues sur le site Internet de la campagne. | DR
Une vaste campagne pour faire face à l’augmentation des agressions sexuelles, au sens le plus large défini par le Code pénal, a démarré lundi et se poursuivra jusqu’à fin août. Elle sera reconduite en 2026 et 2027. Menée conjointement par les Cantons de Vaud, Valais et Genève, elle vise à informer et sensibiliser sur le dispositif médico-légal existant de prise en charge des victimes dans leurs hôpitaux publics.
Conseiller d’État genevois à la santé, Pierre Maudet a déclaré que «la honte devait changer de camp». Son homologue valaisan Mathias Reynard a évoqué un «fléau», insistant sur la prédominance d’un «phénomène massif». De fait, les infractions enregistrées par la police sont en augmentation dans les trois cantons en 2024 par rapport à 2023: plus 45% en Valais, 9% sur Vaud, 19% à Genève.
Prise en charge rapide et humaine
Cette campagne de sensibilisation se fonde sur une large étude menée entre 2018 et 2021 par le CHUV et les HUG sur les différents constats d’agressions sexuelles. Elle identifie les situations dans lesquelles surviennent la majorité des cas: lieux festifs, personnes proches ou connues, rencontres via des applications. Un même slogan décliné illustre les différentes possibilités: «Même si ça s’est passé dans ton lit», «Même si les détails sont flous», «Même si vous vous connaissez», etc. Avec le rappel d’un point essentiel: «Tu peux recevoir de l’aide».
Ainsi, la démarche des pouvoirs politiques et des professionnels de la santé encourage les victimes à consulter pour bénéficier du dispositif médico-légal existant. La prise en charge par un binôme se fait 24h sur 24, 7 jours sur 7, avec des équipes de piquet. «Nous sommes là pour aider des personnes choquées, qui souvent ont honte. La prise en charge est rapide et humaine, dans un environnement sécurisant et bienveillant», détaille la doctoresse Anne Vuadens, cheffe de clinique à l’HRC.
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