
Dilara Ajkovic lors de l’entraînement du samedi 23 mai à Clarens avec ses élèves du club Montreux Jazzers. La future coach du BBC Veveyse-Oron souhaite développer la pratique du basket pour les enfants de 5 à 10 ans à Châtel-St-Denis. | © Ilija Ajkovic
Et si les enfants de la commune pouvaient bientôt s’initier au basket sans devoir rejoindre un club à l’extérieur? C’est l’idée portée par Dilara Ajkovic, qui a lancé début mai un sondage sur le groupe Facebook «Châtel-St-Denis Les News», afin de mesurer l’intérêt des familles pour la création d’une équipe destinée aux 5-10 ans.
«L’idée est partie d’un constat simple: il n’existe pas de club de basket pour les enfants dans la région. Il y a bien quelques associations, mais elles sont surtout destinées aux adultes ou aux vétérans. Le projet de mini-basket vise donc à combler ce manque», explique-t-elle.
Appui du BBC Veveyse-Oron
La jeune femme, qui deviendra coach la saison prochaine au sein du BBC Veveyse-Oron, peut compter sur le soutien d’André-Eric Tenthorey, président et entraîneur du club. Celui-ci avait initialement envisagé une implantation à Châtel-Saint-Denis, avant de se délocaliser à Oron en raison du manque d’infrastructures disponibles. «De nombreux enfants viennent déjà de la Veveyse, il serait intéressant de développer une section dans le chef-lieu du district», souligne Dilara Ajkovic.
Actuellement coach au sein du club Montreux Jazzers, la jeune indépendante explique que le basket fait partie intégrante de son quotidien familial. «Mon mari et mon fils de 5 ans pratiquent aussi ce sport. Apprendre à jouer en équipe, à prendre confiance en soi et à se dépasser tout en s’amusant font partie des valeurs que nous voulons transmettre», confie-t-elle.
Un intérêt marqué
La Châteloise indique avoir reçu de nombreux retours de parents intéressés. «Il y a une vraie demande pour les 5-10 ans. Pour créer une équipe de basket, il faut au minimum cinq joueurs, et idéalement sept avec les remplaçants, explique-t-elle. Or, j’ai déjà reçu plus de 15 inscriptions potentielles. Cela permettrait même d’envisager la création de deux équipes.»
Les retours sont également positifs en ligne, où son message, diffusé dans plusieurs groupes Facebook de la Veveyse, a suscité de l’intérêt et généré de nombreuses réactions favorables.
La suite dépend désormais des démarches auprès de la Commune de Châtel-Saint-Denis, notamment pour évaluer la faisabilité du projet. Contactée, la vice-syndique et responsable des loisirs et du sport, Nicole Tille, se dit ouverte à ce type d’initiative. «Nous attendons de recevoir une demande concrète, précisant notamment les besoins en termes de jours, de salles et d’organisation. Ce sont ces éléments qui nous permettront de nous positionner.»
