
Ivan Mollet (à g.) et Steve Duplan de retour de la Fête fédérale de lutte. | K. Di Matteo
Goûter tous les trois ans au frisson d’entrer dans l’arène d’une Fête fédérale de lutte sera toujours une sensation extraordinaire, foi de Steve Duplan et Ivan Mollet. Les deux habitants d’Ollon, qui l’ont vécu respectivement pour la 2e et 4e fois ce week-end à Mollis (GL), n’ont pas manqué de ressentir le petit picotement.
«On ne peut jamais s’habituer à une Fête fédérale, est-ce qu’un athlète peut s’habituer au Jeux olympiques?», lance Ivan Mollet, 32 ans, l’aîné des deux lutteurs. «On est forcément émerveillé, c’est le plus grandiose des événements que puisse vivre un lutteur suisse», ajoute Steve Duplan, 28 ans.
Et ce, quels que soient les résultats sportifs. «Car on peut le dire, avec quatre passes perdues, je n’ai pas brillé…, admet Ivan Mollet, mi-souriant, mi-grimaçant. Je me suis fait mal à une épaule lors de la première et j’ai ensuite perdu contre des adversaires qui étaient tout à fait à ma portée. L’aspect mental est très important en lutte. À la moindre erreur, tu tombes.»
Son compère Steve Duplan, l’un des trois seuls Vaudois à avoir décroché une couronne fédérale (c’était en 2019), a fait à peine mieux, avec deux nuls et deux défaites. Il n’en est pas moins heureux d’avoir participé après une préparation rendue compliquée par une nouvelle blessure au ménisque.
Les deux Boyards n’ont pas manqué leur objectif pour autant, à les entendre. «Le seul vrai objectif lors d’une Fête fédérale, c’est d’y arriver en pleine santé et de tout donner», assure Ivan. Steve Duplan en sait quelque chose, lui qui avait dû faire l’impasse sur l’édition de 2022.
Un pas de retrait
Lors de la prochaine édition, c’est Steve Duplan qui devra faire sans son partenaire de club, car Ivan Mollet a vraisemblablement vécu sa dernière Fête fédérale. «Il faut que je pense à mon corps en premier, justifie-t-il. J’ai fait une belle saison, avec trois couronnes et une quatrième manquée de peu. C’est mieux de s’arrêter quand on est un peu en haut.»
Après un mois de pause, il entend tout de même se remettre à l’entraînement et prendre encore part à quelques compétitions. «Ne serait-ce que pour dépasser le nombre de couronnes d’Harald (ndlr: Harald Cropt, ancien lutteur et coach au club). J’en suis à 19 comme lui», lance-t-il avec un clin d’œil.
