Une politique sportive en phase de construction

Citoyens et politiques ont donné de leur personne, en passant une matinée à définir les envies et besoins pour le développement du sport en Veveyse.  | A. Espinasse

Activité physique
L’Association des communes veveysannes (ACV) a publié fin avril un rapport sur la pratique du sport. À la prochaine législature de concrétiser les conclusions soumises.

«Nous voulions une vue d’ensemble pour le district, car chaque Commune élabore encore sa politique en la matière», explique Noémie Berthoud, présidente de la Commission culture et sport de l’ACV. Des besoins des clubs à ceux des citoyens de tous âges: l’état des lieux a voulu englober un large spectre. «À l’heure où les modalités d’une éventuelle fusion des communes vont être étudiées, il semblait pertinent d’initier une vision collective. L’idée est d’identifier les synergies régionales envisageables.» 

Pour ce faire, l’ACV a fait appel à un expert externe. C’est Julien Roy, chef du secteur des sports de la Commune d’Estavayer, qui a été chargé de mener l’étude. Il en retire trois besoins clairs pour le district: améliorer les infrastructures, mieux utiliser le sport comme vecteur de cohésion sociale et faire vivre des émotions à travers la pratique du sport et du mouvement. «On constate aussi qu’il n’y a pas de professionnel chargé d’élaborer une vraie politique en la matière en Veveyse. Un engagement apporterait une réelle plus-value, si les Communes décident de suivre les pistes proposées dans le rapport, qui doivent être abordées conjointement dans un projet structuré,» précise Julien Roy. 

Concrétiser les envies des habitants

Pour son étude, ce dernier a procédé en deux étapes. Il a d’abord transmis un questionnaire à chaque Commune, pour comprendre comment celles-ci gèrent les demandes des clubs et les attentes des citoyens. Puis un atelier a été organisé, réunissant citoyens, représentants politiques et de clubs sportifs, afin d’identifier leurs envies et leurs besoins. 

«De très bonnes propositions en sont ressorties, comme celle d’avoir accès à des installations légères proches de son domicile, qui permettraient de faire bouger tout en créant du lien. On pense à des tables de ping-pong par exemple. On a aussi constaté une demande d’infrastructures pour une pratique sportive basée non pas sur la performance, mais sur le bien-être. Beaucoup de ces propositions pourraient facilement être mises en place.» Désormais finalisé, le rapport sera à disposition des délégués de la Commission culture et sport de la prochaine législature. La balle est dans leur camp.