Vers un nouveau référendum sur la place du Marché

Aigle
La population devra se prononcer sur la deuxième mouture municipale, après un premier refus survenu en avril 2024.

Le 26 juin dernier, le Conseil communal d’Aigle a plébiscité par 43 oui et 3 non la mue de la place du Marché telle que proposée par la Municipalité. La deuxième mue en l’occurrence, puisque la première avait été balayée par référendum par 55% des votants il y a 14 mois.

L’Exécutif avait alors remis l’ouvrage sur le métier, consentant à des concessions et abaissant drastiquement la note passant de près de 10 millions de francs à 5,9. La nécessaire enquête publique pour valider le permis de construire a alors, ce printemps, été sanctionnée par 21 personnes, dont 6 élus de l’Entente Aiglonne (EA) et de l’UDC. Les contradicteurs reprochaient un «copier-coller» du dossier initial.

Le vote de juin n’est pour autant pas définitif et les travaux ne débuteront pas comme espéré avant la fin de l’année. «À la suite de différentes réflexions et de contacts avec nos avocats, nous avons décidé de lancer le référendum, pour redonner la parole à la population», annonce Marcel-Jacques Bacca, opposant historique et président de l’EA. Selon lui, «l’entêtement de nos autorités à vouloir à tout prix imposer un projet cher, mal ficelé et contraire aux vœux des Aiglons est un déni de démocratie».

De concert avec les commerçants

«La Municipalité a pris acte lundi du dépôt d’un référendum, confirme le syndic Grégory Devaud. Elle espère que les citoyens reconnaîtront la qualité des aménagements déjà réalisés. Elle relève que ce projet revu s’est fait de concert avec les groupes politiques, l’association des commerçants et divers intervenants, dont le retrait des pavés sur les espaces routiers, le maintien du stationnement sur la rue Plantour, la pose de pavés joints sur les espaces piétons, la revue d’espaces verts, du mobilier urbain et la diminution des coûts du projet.»

D’autres procédures peuvent être déclenchées à la suite du suffrage de juin, dans le cadre de cette rénovation de la place, qui crispe les fronts depuis de nombreuses années. «Les 21 citoyens dont les oppositions ont été levées par le Conseil communal ont évidemment la possibilité de recourir auprès du Tribunal cantonal. La décision n’est pas encore prise», informe Marcel-Jacques Bacca.