
«Les Égarés se cherchent» –
Performance
Sur trois jours, la danse sous toutes ses formes sera à l’honneur à Vevey. Du vendredi 3 au dimanche 5 mai, des performances, des projections, des expositions, des ateliers et des cours sont organisés (voir encadrés), la plupart au bord du lac, entre le Jardin du Rivage, l’Oriental, l’Alimentarium et le parvis de la Grenette notamment.
Fourni et hétéroclite, le programme se déroulera, si le temps le permet, en extérieur principalement. «Ce que je cherchais avec ces projets en plein air, c’est à faire venir du monde qui n’est pas forcément habitué à l’univers de la danse», explique Myriam Lamrani, coordinatrice de la Fête de la Danse à Vevey.
À l’instar d’une trentaine d’autres villes en Suisse, la Ville d’Images participe à cet événement national élaboré par RESO (Réseau Danse Suisse), qui encourage la collaboration et les échanges entre les professionnels de la danse et développe des mesures pour améliorer les conditions du secteur.
«L’idée de cette programmation dense était également de réunir toutes les générations», souligne la coordinatrice. Dans cette optique, tous les âges sont concernés, des tout-petits avec l’atelier «Tartines en jeu» le dimanche matin, aux plus grands avec les nombreux cours et spectacles, jusqu’aux seniors avec le bal folklorique et la Grenette dansante. Cette dernière a lieu en même temps que le Marché de Vevey. «Les passants sont invités à danser dans la rue. L’ambiance est toujours très sympa!», se réjouit Myriam Lamrani.

Les mordus de battle pourront s’affronter en duel au bord du lac, lors de ce rendez-vous orchestré par les Veveysans Mamadou Kalombo (alias Mams), danseur, chorégraphe et fondateur de l’école Studio Leszarts et le danseur Zacharie Lamrani (alias Zax). Présélectionnés par un jury de professionnels, les participants auront quelques minutes seulement pour convaincre le public. «Le style expérimental est assez nouveau. Il découle principalement des danses urbaines, mais il s’imprègne aussi de l’univers de la danse contemporaine et emprunte des outils à d’autres styles. C’est ce mélange de genres que les danseurs aiment approfondir à travers ces battles», explique la coordinatrice Myriam Lamrani. En bonus, un showcase de cinq danseuses et danseurs vient s’ajouter à la fin de la battle: «Réalités alternatives» de la Cie Leszarts, une performance présentée à l’international au concours World of Dance.
Sa 4 mai (14h à 17h), espace entre le Jardin et les Galeries du Rivage, tout public, gratuit.

Au cœur de la Grenette, de grands drapeaux blancs mettront en image des artistes ayant résidé au Dansomètre. «Pour cette exposition, cinq photographes ont immortalisé les résidences de danseurs et danseuses pendant une année», éclaire Myriam Lamrani. L’occasion aussi de découvrir les nombreuses activités de cet espace veveysan pour la création et la recherche chorégraphique contemporaine géré par Jasmine Morand, directrice de la Cie Prototype Status. Le Dansomètre vernit également l’installation «CabinaClip», où des espaces de projection insolites invitent à découvrir des clips vidéo de danse créés en collaboration avec les participants d’Inizio, une structure qui offre des prestations spécialisées à des jeunes en difficultés.
Ven 3 mai (12h–22h) et sa-di 4-5 mai (9h–22h), parvis de la Grenette, tout public, gratuit.

Pour cette création déjà présentée dans le cadre du JDS Events à Lausanne, cinq danseurs et danseuses partent en quête de la véritable expression de l’être en sublimant leurs failles dans un style au croisement des danses urbaines et contemporaines. Dans «Les Égarés se cherchent», la troupe veveysanne Others – créée par la danseuse suisse Marion Halil – présente une expérience «où la danse devient le moyen de transcender les limites du langage, et où le mouvement devient la voie vers la compréhension de soi et des autres».
Di 5 mai (17h–17h30), devant l’Alimentarium, tout
public, gratuit.

Développée par le chorégraphe israélien Ohad Naharin, la pratique Gaga est perçue comme libératrice: les participants interprètent par eux-mêmes les instructions imagées des professeurs, en se basant sur une écoute profonde de leurs sensations physiques. Dans un langage de mouvement qui lui est propre, le Gaga développe l’endurance et l’agilité, mais aussi la créativité. Ce cours sera donné par la danseuse Céline HyunJin Barreau, spécialisée dans l’improvisation de danse contemporaine, qui parcourt le monde avec cette pratique. «La particularité est que pendant une heure, on ne s’arrête jamais de danser. C’est un cours qui mène à la découverte de son corps et des différents mouvements qu’il est capable de faire», éclaire Myriam Lamrani.
Sa 4 mai (11h30–12h30), Dansomètre. Dès 16 ans. Cours payant, inscription requise.
