Yannis Voisard, la Riviera lui va si bien

Yannis Voisard réussit un joli début de saison avec sa formation Tudor Pro Cycling.  | DR

Cyclisme
Jurassien établi à Territet, le coureur de 27 ans s’est illustré en portant durant deux jours le maillot de leader de l’AlUla Tour en Arabie Saoudite.

Il a commencé la saison 2026 comme il avait terminé la précédente: sur une pente ascendante. À l’AlUla Tour fin janvier, le coureur de l’équipe Tudor Pro Cycling n’a dû laisser le maillot de leader que lors de la dernière étape. Interview.

Yannis Voisard, vous êtes domicilié à Territet depuis un peu plus d’une année. Pourquoi ce choix?
– C’est une super bonne région pour l’entraînement, avec les Alpes vaudoises et le Valais pas loin. Il y a plein de belles ascensions pour le grimpeur que je suis. De novembre à fin février, j’y construis toute la base de ma préparation saisonnière.

Et cela semble vous réussir, puisque vous n’êtes pas passé loin de la victoire finale à l’AlUla Tour. À quoi cela s’est-il joué?
– À la fois à peu et beaucoup de choses. C’est la première course de la saison, ça n’est jamais simple de savoir où l’on se situe par rapport à la concurrence. L’objectif fixé avec l’équipe, c’était un top 10. Finir sixième est donc un super résultat. Maintenant, quand on a le maillot de leader sur la dernière étape, on espère toujours avoir les capacités de le ramener à la maison… Mais je suis simplement tombé sur plus forts.

Plus satisfait d’avoir porté le maillot de leader durant deux journées que déçu de ce dénouement?
– Oui, sans aucun doute. Il n’y a aucune déception à avoir, on a vraiment fait une superbe semaine. Rien qu’avec la victoire d’étape (ndlr: au sommet de Bir Jaydah Mountain), ça aurait déjà été une semaine réussie.

Lors de cette 3e étape où vous prenez la tête du général, vous damez le pion à des cadors du peloton. Vous vous saviez capable de réaliser de telles choses?
– Je sais que je suis assez rapide sur une arrivée comme celle-ci, en petit comité dans un sprint entre grimpeurs. Encore une fois, à ce moment de la saison, c’est toujours un peu l’inconnu, mais je me suis vite senti bien dans cette étape et je pensais qu’un bon résultat était possible.

Est-ce que cela vous donne des ambitions supplémentaires pour la suite de votre saison?
– Pas spécialement, parce qu’on a un programme qui est bien établi depuis décembre et on sait dans quel timing on doit être pour arriver en forme à nos objectifs. Mais c’est clair que c’est super, parce que ça enlève déjà un peu de pression. C’est super aussi pour l’équipe, la première victoire de la saison est toujours attendue avec impatience. Je pense que ça a fait beaucoup de bien à tout le monde.

Quelle est la suite de votre programme, justement?
– Ce sera le 14 février avec la Figueira Champions Classic, au Portugal, où je serai co-leader avec Marc Hirschi. Puis du 18 au 22 février, avec le Tour d’Algarve, où je roulerai a priori pour le classement général.

Des envies pour la suite?
– J’ai fait un premier grand tour l’an dernier avec le Giro, la course qui me faisait le plus rêver quand j’étais gosse. J’aimerais bien pouvoir y participer à nouveau et découvrir d’autres grands tours.

Il y en aura cette année?
Je l’espère…