
Les trois cygnes morts ont été découverts près de l’étang de Versvey, situé aux abords du restoroute du Chablais. | K. Di Matteo
Sur le front de la grippe aviaire, le degré d’alerte avait commencé à grimper début novembre dans le pays, lorsque plusieurs cas de décès d’animaux sauvages avaient été recensés en Suisse alémanique, puis en Suisse romande. L’événement s’inscrit dans le contexte d’une circulation dynamique du virus en Europe.
Concrètement, dans les zones à risque, «les volailles ne peuvent sortir que dans des aires extérieures protégées par des filets, grillages ou autres dispositifs empêchant l’intrusion d’oiseaux sauvages. À défaut, les animaux doivent être détenus à l’intérieur», comme l’a rappelé le Canton de Vaud mercredi dernier après la découverte d’une première situation sur son territoire, à Yvorne.
En effet, trois cygnes ont été retrouvés morts près de l’étang de Versvey, soit le plan d’eau attenant au restoroute d’Yvorne dans le sens Bex-Lausanne. Le vétérinaire cantonal Giovanni Peduto a décrété dans la foulée un périmètre avec des mesures renforcées, soit 1 km autour du petit lac.
Une quarantaine d’individus
«Jusque-là, la vigilance était de mise pour les détenteurs de plus de 50 individus, explique-t-il, mais dans ce périmètre, les mesures s’appliquent désormais à tous.» Et d’ajouter que les canards, oies et oiseaux doivent être détenus dans des compartiments séparés des poules, les capacités de résistance au virus différant d’un oiseau à l’autre.
Dans le cas d’Yvorne, peu d’animaux sont concernés, à entendre le vétérinaire cantonal. «Nous n’avons heureusement que cinq détenteurs attestés et tous possèdent très peu de volailles, une quarantaine d’individus au total.»
Pendant combien de temps les propriétaires de volailles du périmètre à risque devront-ils laisser leurs bêtes enfermées? «Nous avons formulé de faire preuve de prudence jusqu’à nouvel avis, même si l’ordonnance fédérale exige jusqu’au 31 mars. À ce moment-là, nous ferons un point de situation selon l’évolution en Suisse.» Selon Giovanni Peduto, le cas chablaisien est le dixième recensé en Suisse.
Les propriétaires sont appelés à signaler «tout symptôme suspect» ou «toute augmentation de la mortalité» aux inspecteurs de la Police faune-nature ou à la Police cantonale. Pour rappel, «la transmission de la grippe aviaire à l’être humain demeure extrêmement rare. Les produits de volailles, tels que la viande et les œufs, peuvent être consommés sans danger».
