Nathan Dryburgh: « J’aime prendre des risques et chercher à gagner rapidement »

Aux JOJ de Gangwon, l’équipe de Suisse mixte a terminé troisième. | SWISSCURLING

Curling
Avec ses trois coéquipiers alémaniques, Nathan Dryburgh est revenu des Jeux olympiques de la jeunesse avec une médaille de bronze à son cou. Issu d’une famille de curleurs, ce jeune Saint-Légerin est prometteur selon Swiss Olympic.

La Riviera tient son médaillé olympique depuis le 25 janvier dernier. Skip (capitaine) de l’équipe de Suisse mixte de curling (deux filles, deux garçons), Nathan Dryburgh (15 ans) est revenu des Jeux olympiques de la jeunesse avec du bronze autour du cou. Cette compétition, accueillie par Lausanne en 2020, était organisée cette année dans la province sud-coréenne de Gangwon.

Ce fut d’ailleurs un sacré périple pour cet écolier de Saint-Légier. «L’avion a décollé de Zurich le mardi matin, direction Francfort, puis douze heures de vol pour Séoul et encore trois heures et demie de bus pour arriver finalement mercredi soir à Gangwon. Notre premier match était le samedi (ndlr: 20 janvier).»

L’équipe de Suisse de Nathan a d’abord réussi à se qualifier pour les quarts de finale en terminant 3e de son groupe relevé de huit équipes, puis elle a accédé à la demi-finale après une belle victoire contre les États-Unis (4-3). «Nous avons perdu notre demi-finale contre la Grande-Bretagne (6-8) puis remporté la finale pour le bronze (10-8 contre la Chine). Une fois la compétition de curling terminée, nous devions rentrer en Suisse. Nous avons peu profité de la Corée du Sud. Nous avons un peu visité les deux premiers jours, puis c’était dormir, manger et jouer.»

Une affaire de famille

Nathan Dryburgh faisait équipe avec trois Alémaniques: Alissa Rudolf, Jana Soltermann et Livio Ernst. «Les sélections ont commencé en juillet 2022. Nous étions d’abord 20 garçons pour trois places. En avril 2023, il y a quasiment tout juste un an, j’ai appris que j’avais été choisi. C’était pendant les vacances de Pâques, un beau cadeau, explique Nathan. J’avais déjà fait quelques tournois de double mixte avec Jana et j’ai appris à connaître mes deux autres coéquipiers. On conversait en anglais entre nous.»

L’anglais est loin d’être une langue inconnue pour Nathan Dryburgh, puisque son père Stewart vient d’Écosse. Un papa qui est également le coach de Nathan et de son frère Liam (13 ans) avec l’équipe U21 de Morges, qui a terminé 3e du championnat de Ligue A cette saison.

Le curling est une affaire de famille chez les Dryburgh. Si le père et le fils cadet y jouent, c’est aussi le cas de la maman, Caroline (tous trois ont d’ailleurs assisté aux JOJ de Gangwon). Et si on élargit le cercle familial, on découvre que les oncles Doug et James ont disputé les Jeux de Nagano en 1998 pour la Grande-Bretagne.

Le titre national U21 comme objectif

Nathan a poussé ses premières pierres dès l’âge de 5 ans, alors que ses débuts en compétition ont eu lieu à 9-10 ans. Le week-end dernier, il a tenté sa chance avec sa partenaire Elodie Tschudi dans le tournoi double mixte qualificatif pour le Championnat du Monde U18. Leur équipe a perdu en finale contre Dübendorf (ZH), un résultat qui les prive du Mondial suédois fin avril.
Si le Saint-Légerin ne se fixe aucune limite dans ses ambitions dans son sport, son objectif à court terme est clair: «Avec mon équipe de Morges (ndlr: équipe de 4 garçons, dont Liam Dryburgh), nous voulons remporter le titre national 2025 en U21 et ainsi nous qualifier pour le Championnat du Monde U21 de 2026. Notre équipe est jeune et nous n’aurons pas à remplacer tel ou tel joueur d’ici-là.»

Dans le curling, vous avez différents types de joueurs. Nathan n’a pas l’étiquette du «prudent». «Non, j’aime prendre des risques, chercher à gagner un match rapidement. C’est peut-être une caractéristique plus romande qu’alémanique. Aux JOJ, avec mes partenaires alémaniques, nous avons toujours été solidaires.»

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